En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour assurer le bon fonctionnement de nos services.
En savoir plus

Les critiques des élèves de Littérature et Société

BIRD BOX

Par CLAUDE MONTERNIER, publié le mardi 12 février 2019 17:02 - Mis à jour le mardi 12 mars 2019 17:26
birdbox.jpg
Critique rédigée par un groupe d' élèves de Littérature et société : Morgane ARNAULT, Eva BUSSIERE, Eliz OZTURK, Irem TASER, Nelly UMUBYEYI, 2e9

Bird Box est initialement un roman post-apocalyptique écrit par Josh Malerman et publié en 2014 au Royaume-Uni. Il a eu le droit à une adaptation filmique a la fin de l’année 2018 sur la plate forme payante de streaming, Netflix®.

Résumé

Quand une force mystérieuse décime la population mondiale, seules les personnes gardant les yeux ouverts perdent la vie. Malgré la situation, Malorie trouve l'amour, l'espoir et un nouveau départ avant de tout voir s'envoler. Désormais, elle doit prendre la fuite avec ses deux enfants, suivre une rivière périlleuse jusqu'au seul endroit où ils peuvent encore se réfugier. Mais pour survivre, ils devront entreprendre ce voyage difficile les yeux bandés.

 

Critique

Au début de l'histoire, dans l'adaptation, nous apercevons une Malorie jouée par Sandra Bullock, et ses enfants paniqués, les yeux bandés dans un canoë sur la rivière sans que nous pussions comprendre comment ils en sont arrivés là. Ce mystère accentue notre envie de poursuivre dans le film. Tout comme dans le livre, le film se développe en 2 arcs scénaristiques : un présent ou Malorie et ses enfants se battent pour survivre et des flash-back de sa vie 5 ans auparavant quand elle était encore enceinte. Cela nous éclaire davantage sur sa vie et le début de la catastrophe. Ces analepses qui sont aussi irruption dans le présent nous aident à resituer l'histoire et démontrent l'évolution de la relation mère – enfant car à l'origine elle n'en voulait pas. Nous ignorons si les scénaristes ont volontairement fait le choix ou non, de ne pas expliquer pourquoi elle ne voulait pas de cet enfant car dans le livre il est expliqué qu’elle est enceinte suite à un coup d'un soir. Elle est dans une sorte de déni, déni qu'on retrouve dans les noms qu'elle donne aux enfants :Garçon et Fille. De plus, dans le roman de J. Malerman, Malorie est encore une adolescente contrairement au film où elle a déjà la quarantaine. Le point positif de ce film est qu'il ne se concentre pas seulement sur le côté angoissant comme les thrillers classiques, mais enveloppe aussi les enjeux humains des personnages en les cultivant tout au long de l'intrigue.

Dans le film, le spectateur ne voit à aucun moment l'apparence physique des monstres, un point que nous avons fortement apprécié. Ce silence nous permet d’imaginer à quoi ressemblerait notre monstre plutôt que de voir celui d’une autre personne. Le livre implique obligatoirement d'imaginer alors qu'on peut « montrer » des choses dans un film, même si ici rien n'a été exposé.

Il y a un autre élément qui permet de cultiver l'angoisse : le fait que les personnages doivent avancer les yeux bandés. Sachant qu'il n'y a pas eu de « trucages » car l'actrice a refusé toute aide, nous pouvons affirmer que le jeu d'acteur de Sandra Bullock est impressionnant, car habituellement les expressions d'un acteur passent majoritairement par les yeux. Elle a donc réussi à donner une sensation de déchirement, de désespoir au spectateur bien plus que si des trucages avaient été réalisé.

La fin de Bird Box  a déçu beaucoup de spectateurs. Comment une histoire aussi sombre peut-elle se terminer sur une touche aussi positive que celle-ci ?

Il faut savoir que le film reste plus ou moins fidèle au livre (J. Malerman ) dont il est tiré. Comme dans le long métrage, le roman se termine dans une école pour aveugles. La plus grosse différence étant que l’on apprend dans le livre que certains résidents se sont eux-mêmes crevés les yeux pour se protéger. Mais la fin est-elle réellement heureuse? Même si Malorie et ses enfants trouvent un refuge, n’oublions pas que les monstres sont encore présents à l’extérieur. La vie des personnages est, par conséquent, encore en danger. Cette fin permet aussi et surtout de laisser la porte ouverte à une suite probable si le long métrage connaît un fort succès…ce qui est pour l'instant le cas.